Rencontre avec l’artiste Avignonnais Damien Mauro
Votre travail s’inscrit à la croisée de l’art et de l’architecture, notamment à travers vos collaborations avec des architectes.
Comment ces dialogues influencent-ils votre processus créatif et la manière dont vous concevez l’espace ?
« Lorsque j’interviens dans le cadre d’une collaboration avec un architecte, je place toujours l’échange au cœur de mon approche afin de comprendre précisément ses intentions et sa vision.
J’ai besoin de connaître l’histoire du lieu, son environnement mais aussi d’intégrer au maximum les volumes et les espaces du lieu.
Dans un second temps, en fonction du cahier des charges, j’intègre le mobilier et les éléments qui viendront structurer l’espace.
Je développe ensuite plusieurs propositions colorimétriques, conçues pour répondre aux exigences de l’architecte tout en s’inscrivant en parfaite harmonie avec l’environnement du lieu. »
Vous avez été en résidence dans plusieurs lieux, en France comme à l’international. En quoi ces immersions nourrissent-elles votre pratique, et comment ces expériences transforment-elles votre regard sur le rôle de l’artiste dans nos sociétés ?
« Participer à une résidence est un moment d’échange de rencontre mais aussi un temps pour soi. C’est un temps pour se recentrer sur sa pratique, son activité.
Quand je suis en résidence, mon seul axe de réflexion se concentre sur mes futures créations et l’axe créatif que je souhaite leur apporter.
La lumière, la culture de la région ou du lieu dans lequel je suis joue également beaucoup sur l’influence de mes créations. »
Comment percevez-vous aujourd’hui l’évolution du marché de l’art contemporain, et quelles sont les valeurs ou les urgences qui vous animent dans votre démarche artistique ?
« Le marché de l’art est un écosystème complexe, auquel je refuse d’assujettir ma démarche créative.
Créer en fonction des attentes du marché constitue, selon moi, un écueil : celui de produire des œuvres pensées pour plaire, au détriment d’une expression sincère.
Au fil de mes collaborations avec différents galeristes, un constat s’est imposé : lorsque la relation humaine entre l’artiste et le galeriste est juste et authentique, une forme de poésie émerge naturellement.
C’est dans cet espace de confiance que le travail prend toute sa profondeur et sa singularité.
Mes créations s’axent principalement sur la gestuelle, le rythme et la contemplation.
Certains peuvent y voir une dimension décorative, mais pour moi, c’est tout l’inverse.
Le propos est plus complexe qu’il n’y paraît : il nécessite de s’intéresser au parcours de l’artiste, de s’y immerger, pour apprendre à en décoder les nuances et les intentions.
Quand je peins, j’exprime ce qui se joue en moi, dans mon subconscient, dans mes entrailles.
Un équilibre se crée alors, où formes et textures entrent en résonance et composent un langage intime. »
Damien Mauro
www.damienmauro.com
Article paru dans
My Chic Résidence Numéro 132
RENCONTRE AVEC L’ARTISTE AVIGNONNAIS DAMIEN MAURO
Votre travail s’inscrit à la croisée de l’art et de l’architecture, notamment à travers vos collaborations avec des architectes.
Comment ces dialogues influencent-ils votre processus créatif et la manière dont vous concevez l’espace ?
« Lorsque j’interviens dans le cadre d’une collaboration avec un architecte, je place toujours l’échange au cœur de mon approche afin de comprendre précisément ses intentions et sa vision.
J’ai besoin de connaître l’histoire du lieu, son environnement mais aussi d’intégrer au maximum les volumes et les espaces du lieu.
Dans un second temps, en fonction du cahier des charges, j’intègre le mobilier et les éléments qui viendront structurer l’espace.
Je développe ensuite plusieurs propositions colorimétriques, conçues pour répondre aux exigences de l’architecte tout en s’inscrivant en parfaite harmonie avec l’environnement du lieu. »
Vous avez été en résidence dans plusieurs lieux, en France comme à l’international. En quoi ces immersions nourrissent-elles votre pratique, et comment ces expériences transforment-elles votre regard sur le rôle de l’artiste dans nos sociétés ?
« Participer à une résidence est un moment d’échange de rencontre mais aussi un temps pour soi. C’est un temps pour se recentrer sur sa pratique, son activité.
Quand je suis en résidence, mon seul axe de réflexion se concentre sur mes futures créations et l’axe créatif que je souhaite leur apporter.
La lumière, la culture de la région ou du lieu dans lequel je suis joue également beaucoup sur l’influence de mes créations. »
Comment percevez-vous aujourd’hui l’évolution du marché de l’art contemporain, et quelles sont les valeurs ou les urgences qui vous animent dans votre démarche artistique ?
« Le marché de l’art est un écosystème complexe, auquel je refuse d’assujettir ma démarche créative.
Créer en fonction des attentes du marché constitue, selon moi, un écueil : celui de produire des œuvres pensées pour plaire, au détriment d’une expression sincère.
Au fil de mes collaborations avec différents galeristes, un constat s’est imposé : lorsque la relation humaine entre l’artiste et le galeriste est juste et authentique, une forme de poésie émerge naturellement.
C’est dans cet espace de confiance que le travail prend toute sa profondeur et sa singularité.
Mes créations s’axent principalement sur la gestuelle, le rythme et la contemplation.
Certains peuvent y voir une dimension décorative, mais pour moi, c’est tout l’inverse.
Le propos est plus complexe qu’il n’y paraît : il nécessite de s’intéresser au parcours de l’artiste, de s’y immerger, pour apprendre à en décoder les nuances et les intentions.
Quand je peins, j’exprime ce qui se joue en moi, dans mon subconscient, dans mes entrailles.
Un équilibre se crée alors, où formes et textures entrent en résonance et composent un langage intime. »
Damien Mauro
www.damienmauro.com
Article paru dans
My Chic Résidence Numéro 132
