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rencontre avec Sebastien Roche – Lago Store Lyon

Aujourd’hui cap sur la Sérénissime pour découvrir un récit immersif imaginé pour le prestigieux Flagship lago Store Lyon.

Un grand merci à Sébastien Roche qui nous a ouvert les portes de son appartamento, cours de la liberté.

L’objectif ? Sensibiliser un réseau de prescripteurs composé d’architectes d’intérieur, de décoratrices sur un segment Premium pour ancrer l’ADN de la marque.

Extrait

D’une rive à l’autre

Là où l’eau porte le bois, naissent les plus belles maisons.

Un ébéniste vénitien sublime le bois dans les églises et les villas palladiennes de la Sérénissime, dans cette lumière de lagune que le verre de Murano capture depuis mille ans. Cent cinquante ans plus tard, son héritier suspend ce même bois dans l’air d’un appartement contemporain, le marie au verre et dégage l’horizon. Entre les deux, une même matière, une même exigence, et une question qui n’a jamais changé : comment faire que la beauté demeure ?

Sur les rives du Rhône, d’autres hommes apprenaient eux aussi à transformer le bois en art de vivre. La rue qu’ils ont laissée derrière eux n’a pas oublié. Elle accueille aujourd’hui, dans un showroom pensé comme un espace de vie, un ébéniste de formation qui parle la même langue que Policarpo Lago.

Un esthète qui a choisi de se mettre au service de la vision la plus radicale du mobilier contemporain.

Deux rives. Deux civilisations du bois, du verre et de l’eau. Un seul fil narratif, tendu depuis Venise jusqu’à Lyon. LAGO ne vend pas des meubles. Il propose une façon d’habiter le monde, légère, narrative, ouverte sur l’horizon.

Longtemps, la rive gauche du Rhône fut un monde sonore et odorant. Le bois y arrivait par bateau, descendu des forêts de l’Est. Chêne, noyer, merisier, encore humides de leur traversée. On le déchargeait sur la berge, on l’empilait, on le laissait sécher au soleil de la plaine lyonnaise. Puis les ébénistes s’activaient : le bruit des rabots, l’odeur de la sciure, le geste lent de qui connaît la matière dans ses veines. C’est de cette intimité primitive que le cours de la Liberté tient encore aujourd’hui sa vocation d’avenue du design comme une mémoire gravée dans l’asphalte.

À sept cents kilomètres de là, une autre civilisation de la matière s’est construite sur l’eau. Venise ne ressemble à aucune autre ; elle flotte, suspendue entre le ciel et la lagune, dans une lumière qui n’existe nulle part ailleurs. Une lumière qui traverse, qui rebondit sur l’eau, qui entre par les fenêtres des palais et se brise sur le verre. Car Venise est aussi la capitale mondiale du verre : depuis le XIIIe siècle, l’île de Murano, à dix minutes en vaporetto — abrite les fours des maîtres verriers, gardiens jaloux de secrets transmis de père en fils. Ici, le verre n’est pas un matériau : c’est un art de la transparence, de la légèreté, de la lumière. C’est dans cette terra ferma vénitienne, nourrie par Palladio, Titien, Tiepolo, et par mille ans de savoir-faire verrier — que la famille Lago travaille le bois depuis la fin du XIXe siècle. Deux matières, deux civilisations, une même exigence : que la beauté demeure. C’est cette double mémoire que LAGO porte, et qu’il dépose aujourd’hui cours de la Liberté.

Quatre générations

De l’ébéniste à l’avant-gardiste, une lignée qui n’a jamais cessé de se réinventer.

Tout commence à la fin du XIXe siècle, Policarpo Lago exerce comme ébéniste dans les nobles villas et les églises de la Sérénissime. Ses mains façonnent le bois là où Palladio a pensé l’espace — dans ces intérieurs vénitiens où chaque détail est une conversation entre la matière, la lumière et le temps.

Ses fils lui succèdent, transmettent, affinent. C’est Giuseppe Lago, membre de la troisième génération, qui franchit un pas décisif en fondant officiellement la maison en 1976. Il lui donne une structure, une ambition, une direction. L’atelier artisanal devient une entreprise familiale. La tradition, un projet. Aujourd’hui encore, la famille en conserve les rênes et cette gouvernance familiale fait de LAGO une maison au sens plein du terme — une maison avant-gardiste, fière de ses racines.

Daniele, actuel président et directeur artistique de la marque est le dernier d’une fratrie de dix. En quelques années, cet ancien volleyeur professionnel reconverti a inscrit son empreinte dans l’ADN du groupe. Cet héritier improbable, au goût indéniable, ne disposait d’aucune formation académique du design. Il entre dans l’entreprise au début des années 2000 avec une question simple et radicale : à quoi sert un meuble, vraiment ?

LAGO Store Lyon

C’est Sébastien Roche qui a imaginé cet appartamento. Le mot est juste, c’est bien d’un appartement dont il s’agit. Habité, composé, vivant. Un intérieur où chaque création LAGO trouve parfaitement sa place. Les transparences du verre dialoguent avec les moulures. La légèreté du design répond à la noblesse des volumes. Le XIXe siècle et le XXIe se regardent, et se reconnaissent.

Il y a quelque chose de juste, presque d’inévitable, dans le fait que LAGO ait trouvé sa rive française cours de la Liberté, cette rue qui doit tant au bois, et qui n’a jamais renié ses racines artisanales.

Pour le professionnel de la décoration qui engage sa réputation sur chaque projet, Sébastien Roche est un interlocuteur rare. Un pair qui entre dans le projet dès la première conversation. Et quelle mise en abyme saisissante ! Une maison née des mains d’un ébéniste vénitien, aujourd’hui représentée à Lyon par un ébéniste de formation. La transmission ne s’arrête pas à la famille Lago — elle continue, ici, sur cette rive du Rhône.

Fort d’une carrière de vingt-cinq ans dans l’univers du mobilier au sein du groupe COT, Sébastien Roche dirige le LAGO Store de Lyon depuis son ouverture en octobre 2024. Ce passionné de décoration maîtrise l’art du plan et du projet d’espace. 

LAGO Store Lyon est bien plus qu’un showroom de mobilier : c’est un atelier de co-conception où l’on vient penser l’espace à deux. Sébastien Roche n’est pas arrivé dans l’univers du mobilier design par le commerce. Il y est arrivé par la matière ; par le bois travaillé à la main, par les contraintes de l’agencement, par cette discipline exigeante qui apprend à regarder un espace avant de le meubler. Sa double formation, CAP ébénisterie et BEP menuiserie-agencement, lui permet de proposer aujourd’hui un accompagnement de choix.

Au fil des années, il a développé une connaissance intime des codes de l’ameublement contemporain, une perpétuelle attention au détail et un goût prononcé pour la co-conception. Sébastien Roche ne présente pas une collection de mobilier prêt-à-poser. Il écoute, reformule, propose. Et c’est souvent dans cet aller-retour fertile que naît la solution juste, celle que ni le prescripteur ni lui n’auraient trouvée seuls.

Dans le calme apparent de l’appartement du cours de la Liberté, LAGO Store devient le prolongement naturel du bureau d’études. On y analyse les volumes, on éprouve les circulations et l’on ajuste chaque module au millimètre près pour qu’il se fonde dans l’architecture. La magie opère quand de la complexité des brevets LAGO advient une évidence visuelle. Qu’il s’agisse de fixations invisibles défiant la gravité ou de réservations électriques dissimulées dans une essence de bois centenaire, l’équipe lyonnaise maîtrise l’ingénierie du détail pour garantir une exécution sans faille.

Quelle a été votre première rencontre avec la marque LAGO ?

Sébastien Roche : C’était il y a quinze ans, au Salon du Meuble de Milan. Un vrai choc esthétique, j’ai été bluffé par leurs créations et par l’immense stand qui contenait en son sein une cuisine entière. La démonstration d’un univers complet, cohérent, radical. Les pourparlers pour devenir partenaire ont commencé peu après mon retour en France.

Quelle est, selon vous, la pièce emblématique LAGO ?

Je suis un inconditionnel de la collection Air. J’en admire la beauté autant que l’ingéniosité réclamée. Ces meubles suspendus, d’apparence si fragiles, sont d’une robustesse à toute épreuve. C’est précisément cela qui me touche : l’élégance qui cache la prouesse, la légèreté qui dissimule la force.

À quoi ressemblera le luxe de demain ?

Le luxe de demain sera discret ou ne sera pas. Fini l’ostentation, les logos qui parlent à la place de ceux qui les portent. Ce qui s’impose, c’est une autre forme d’exigence : celle des matières nobles qui se révèlent au toucher, du minimalisme qui n’appauvrit pas mais concentre, de l’espace qui respire parce qu’on a su retirer le superflu. Ce que certains appellent le quiet luxury, cette élégance silencieuse qui n’a pas besoin de se justifier.

LAGO incarne exactement cette vision. Pas de fioriture, pas d’effet de style gratuit. Juste la matière juste, la ligne juste, la lumière qui passe. Un intérieur LAGO ne crie pas sa beauté, il l’habite.

Découvrez l’histoire de la marque emblématique Lago sur ce Lien

Récit : Caroline Jacquier

Crédits photos : Lago, Erick Saillet (flagship Lyon) 

Découvrez l’histoire de la marque emblématique Lago sur ce lien

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RENCONTRE AVEC L’ARTISTE AVIGNONNAIS DAMIEN MAURO

rencontre avec Sebastien Roche – Lago Store Lyon

Aujourd’hui cap sur la Sérénissime pour découvrir un récit immersif imaginé pour le prestigieux Flagship lago Store Lyon.

Un grand merci à Sébastien Roche qui nous a ouvert les portes de son appartamento, cours de la liberté.

L’objectif ? Sensibiliser un réseau de prescripteurs composé d’architectes d’intérieur, de décoratrices sur un segment Premium pour ancrer l’ADN de la marque.

Extrait

D’une rive à l’autre

Là où l’eau porte le bois, naissent les plus belles maisons.

Un ébéniste vénitien sublime le bois dans les églises et les villas palladiennes de la Sérénissime, dans cette lumière de lagune que le verre de Murano capture depuis mille ans. Cent cinquante ans plus tard, son héritier suspend ce même bois dans l’air d’un appartement contemporain, le marie au verre et dégage l’horizon. Entre les deux, une même matière, une même exigence, et une question qui n’a jamais changé : comment faire que la beauté demeure ?

Sur les rives du Rhône, d’autres hommes apprenaient eux aussi à transformer le bois en art de vivre. La rue qu’ils ont laissée derrière eux n’a pas oublié. Elle accueille aujourd’hui, dans un showroom pensé comme un espace de vie, un ébéniste de formation qui parle la même langue que Policarpo Lago.

Un esthète qui a choisi de se mettre au service de la vision la plus radicale du mobilier contemporain.

Deux rives. Deux civilisations du bois, du verre et de l’eau. Un seul fil narratif, tendu depuis Venise jusqu’à Lyon. LAGO ne vend pas des meubles. Il propose une façon d’habiter le monde, légère, narrative, ouverte sur l’horizon.

Longtemps, la rive gauche du Rhône fut un monde sonore et odorant. Le bois y arrivait par bateau, descendu des forêts de l’Est. Chêne, noyer, merisier, encore humides de leur traversée. On le déchargeait sur la berge, on l’empilait, on le laissait sécher au soleil de la plaine lyonnaise. Puis les ébénistes s’activaient : le bruit des rabots, l’odeur de la sciure, le geste lent de qui connaît la matière dans ses veines. C’est de cette intimité primitive que le cours de la Liberté tient encore aujourd’hui sa vocation d’avenue du design comme une mémoire gravée dans l’asphalte.

À sept cents kilomètres de là, une autre civilisation de la matière s’est construite sur l’eau. Venise ne ressemble à aucune autre ; elle flotte, suspendue entre le ciel et la lagune, dans une lumière qui n’existe nulle part ailleurs. Une lumière qui traverse, qui rebondit sur l’eau, qui entre par les fenêtres des palais et se brise sur le verre. Car Venise est aussi la capitale mondiale du verre : depuis le XIIIe siècle, l’île de Murano, à dix minutes en vaporetto — abrite les fours des maîtres verriers, gardiens jaloux de secrets transmis de père en fils. Ici, le verre n’est pas un matériau : c’est un art de la transparence, de la légèreté, de la lumière. C’est dans cette terra ferma vénitienne, nourrie par Palladio, Titien, Tiepolo, et par mille ans de savoir-faire verrier — que la famille Lago travaille le bois depuis la fin du XIXe siècle. Deux matières, deux civilisations, une même exigence : que la beauté demeure. C’est cette double mémoire que LAGO porte, et qu’il dépose aujourd’hui cours de la Liberté.

Quatre générations

De l’ébéniste à l’avant-gardiste, une lignée qui n’a jamais cessé de se réinventer.

Tout commence à la fin du XIXe siècle, Policarpo Lago exerce comme ébéniste dans les nobles villas et les églises de la Sérénissime. Ses mains façonnent le bois là où Palladio a pensé l’espace — dans ces intérieurs vénitiens où chaque détail est une conversation entre la matière, la lumière et le temps.

Ses fils lui succèdent, transmettent, affinent. C’est Giuseppe Lago, membre de la troisième génération, qui franchit un pas décisif en fondant officiellement la maison en 1976. Il lui donne une structure, une ambition, une direction. L’atelier artisanal devient une entreprise familiale. La tradition, un projet. Aujourd’hui encore, la famille en conserve les rênes et cette gouvernance familiale fait de LAGO une maison au sens plein du terme — une maison avant-gardiste, fière de ses racines.

Daniele, actuel président et directeur artistique de la marque est le dernier d’une fratrie de dix. En quelques années, cet ancien volleyeur professionnel reconverti a inscrit son empreinte dans l’ADN du groupe. Cet héritier improbable, au goût indéniable, ne disposait d’aucune formation académique du design. Il entre dans l’entreprise au début des années 2000 avec une question simple et radicale : à quoi sert un meuble, vraiment ?

LAGO Store Lyon

C’est Sébastien Roche qui a imaginé cet appartamento. Le mot est juste, c’est bien d’un appartement dont il s’agit. Habité, composé, vivant. Un intérieur où chaque création LAGO trouve parfaitement sa place. Les transparences du verre dialoguent avec les moulures. La légèreté du design répond à la noblesse des volumes. Le XIXe siècle et le XXIe se regardent, et se reconnaissent.

Il y a quelque chose de juste, presque d’inévitable, dans le fait que LAGO ait trouvé sa rive française cours de la Liberté, cette rue qui doit tant au bois, et qui n’a jamais renié ses racines artisanales.

Pour le professionnel de la décoration qui engage sa réputation sur chaque projet, Sébastien Roche est un interlocuteur rare. Un pair qui entre dans le projet dès la première conversation. Et quelle mise en abyme saisissante ! Une maison née des mains d’un ébéniste vénitien, aujourd’hui représentée à Lyon par un ébéniste de formation. La transmission ne s’arrête pas à la famille Lago — elle continue, ici, sur cette rive du Rhône.

Fort d’une carrière de vingt-cinq ans dans l’univers du mobilier au sein du groupe COT, Sébastien Roche dirige le LAGO Store de Lyon depuis son ouverture en octobre 2024. Ce passionné de décoration maîtrise l’art du plan et du projet d’espace. 


Quelle a été votre première rencontre avec la marque LAGO ?

Sébastien Roche : C’était il y a quinze ans, au Salon du Meuble de Milan. Un vrai choc esthétique, j’ai été bluffé par leurs créations et par l’immense stand qui contenait en son sein une cuisine entière. La démonstration d’un univers complet, cohérent, radical. Les pourparlers pour devenir partenaire ont commencé peu après mon retour en France.

Quelle est, selon vous, la pièce emblématique LAGO ?

Je suis un inconditionnel de la collection Air. J’en admire la beauté autant que l’ingéniosité réclamée. Ces meubles suspendus, d’apparence si fragiles, sont d’une robustesse à toute épreuve. C’est précisément cela qui me touche : l’élégance qui cache la prouesse, la légèreté qui dissimule la force.

À quoi ressemblera le luxe de

demain ?

Le luxe de demain sera discret ou ne sera pas. Fini l’ostentation, les logos qui parlent à la place de ceux qui les portent. Ce qui s’impose, c’est une autre forme d’exigence : celle des matières nobles qui se révèlent au toucher, du minimalisme qui n’appauvrit pas mais concentre, de l’espace qui respire parce qu’on a su retirer le superflu. Ce que certains appellent le quiet luxury, cette élégance silencieuse qui n’a pas besoin de se justifier.

LAGO incarne exactement cette vision. Pas de fioriture, pas d’effet de style gratuit. Juste la matière juste, la ligne juste, la lumière qui passe. Un intérieur LAGO ne crie pas sa beauté, il l’habite.

Récit : Caroline Jacquier

Crédits photos : Lago, Erick Saillet 

Découvrez l’histoire de la marque emblématique Lago ci-dessous : 

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